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Centre de recherche

19-21 : Modernités critiques

Adresse :
UFR : Institut du Monde anglophone Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3 5, rue de l’Ecole de Médecine
75006 Paris
Téléphone :
01 40 51 33 00
Télécopie :
01 40 51 33 19
Structure(s) de rattachement :
PRISMES - Langues, Textes, Arts et Cultures du Monde Anglophone - EA 4398

Composition de l'équipe

19-21 est une équipe de l'unité PRISMES (EA 4398). Elle est issue de l'ancienne E.A. 378 "Littératures, Arts et Cultures du Monde Anglophone", qui existait depuis 1980. Le groupe s'attache essentiellement à explorer le domaine de la littérature et des arts du monde anglophone (Grande-Bretagne, États-Unis, Irlande, Commonwealth) aux XIXe et XXe siècles.
19-21 a désormais son site dédié: Site 19-21.


Séminaire 2019-2020


Nous nous retrouverons le vendredi de 13h à 16h aux dates suivantes :

11 octobre 2019
15 novembre 2019
13 décembre 2019
10 janvier 2020
7 février 2020
13 mars 2020
3 avril 2020
5 juin 2020


Présentation

"Crise, critique et conflictualité"

Année 1 : Ecrire la guerre

                  Dans cette première année, nous nous pencherons sur le sous-genre et les formes pris par les écrits de guerre que nous considèrerons d’un point de vue esthétique et éthique : poésie de la Grande Guerre, impact de la Première Guerre Mondiale sur les littératures modernistes britannique et américaine (Virginia Woolf, modernistes américains), guerres coloniales de l’Empire britannique au XIXè siècle, guerre contre le terrorisme dans la littérature américaine contemporaine. La problématique de la communauté internationale et du cosmopolitisme, envisagées selon un angle théorique, esthétique et historique et conçues comme susceptibles de constituer un principe de résolution du conflit, pourra être débattue notamment au sein des spécialistes du modernisme en lien avec la Société d’Etudes Modernistes. Les écritures de guerre scandent la période couverte par 19-21 et donnent lieu à des questionnements de type testimonial ou traumatique. Pour écrire la guerre, dire l’indicible du déchaînement de la violence, représenter l’irreprésentable de la catastrophe et de la mort, la littérature anglophone a inventé des formes narratives ou poétiques qui ont considérablement renouvelé le canon et la tradition.

 

Une journée d’études sera consacrée à la « Poésie de la guerre civile américaine » (D. Follett, I. Alfandary) en 2018.

Un colloque international conclura l’année de recherche du groupe en 2019 : « 19-21 : Writing the War / écritures de guerre », envisagées depuis un angle formel et esthétique autant que politique et éthique. Les actes du colloque donneront lieu à une publication chez un éditeur anglophone.

 

Années 2 et 3 : Crise de la critique contemporaine

                  Au cours de ces deux années, le groupe s’emploiera à dresser un inventaire analytique et dynamique des écoles critiques, de mettre en lumière leurs présupposés épistémologiques et de faire l’état de la critique selon une démarche de type archéologique.

                  La question de la crise de la critique contemporaine recouvre en partie la question de la définition et des limites de la « littérature ». Certaines approches esthétiques qui débordent les cadres stricts de l’œuvre littéraire s’inscrivent malgré tout dans des trames narratives. Le jeu vidéo, la radio, la scène, l’art contemporain sont autant de manifestations d’un éclatement des supports actuels caractérisés par leur condition de post-medium, mais aussi post-numérique. Le partage de l’instance auctoriale, la dissémination de l’œuvre qui peut aller jusqu’à sa disparition, tout ce qui pourrait être identifié comme crise de la littérature, rejoint en effet des expérimentations formelles plus plastiques et intermédiales : la performance, l’occupation de l’espace, l’esthétique relationnelle, la question du son retiendront toute notre attention.

                  Ces années seront consacrées à la réalisation d’une cartographie raisonnée de la critique contemporaine anglophone qui fera apparaître les champs de forces et les lignes de fracture. Les options critiques seront débattues en vue de mettre au jour leurs prémisses épistémologiques et leurs méthodologies respectives. L’enjeu sera de mettre en évidence leurs logiques respectives et leurs impensés, la nature exacte de l’objet sur lequel elles portent et qu’elles constituent, afin susciter dans la mesure du possible les termes d’un dialogue renouvelé. Nous examinerons les conditions de la fin de l’âge herméneutique et interrogerons les enjeux des modalités de lecture contemporaines en provenance des humanités (sociologie, anthropologie, gender studies, histoire, philosophie, pour n’en citer que quelques-unes), mais également des sciences expérimentales (médecine) et des sciences exactes (neuro-sciences).

                  Un atelier de lectures critiques animé par des doctorants se réunira parallèlement aux réunions mensuelles du groupe 19-21 pour débattre de textes critiques contemporains relevant d’approches critiques et de champs disciplinaires pluriels. Le groupe travaillera à la constitution de bibliographies de travail sur l’état de la critique actuelle dans les études littéraires anglophones. Celles-ci donneront lieu à une publication en ligne sur le site de 19-21 consultables par tous les chercheurs en littérature anglophone.

                  En 2019, 19-21 sera partie prenante à l’organisation scientifique d’un colloque international intitulé « La littérature sans condition » en partenariat avec le Collège international de philosophie et Columbia University, qui posera la question de la singularité du texte littéraire et sa résistance à l’interprétation et à la signification et réunira des critiques littéraires et des philosophes.

                  Un colloque consacré à « Lire la littérature aujourd’hui dans les études anglophones » sera organisé en 2020 qui réunira des critiques français et étrangers en provenance des différentes écoles de la critique anglophone contemporaine. Les actes de ce colloque donneront lieu à publication.

 

Années 4 et 5 : Littérature en crise ?

                  Le dernier temps du quinquennal sera consacré à la question de la crise de la littérature, de son épuisement, du spectre de sa fin reconduit à des époques différentes, du devenir non-fiction de la fiction, de modalités d’écriture littéraires qui se confondent avec la réalité mondaine, qui se fondent avec le « terrain ». La déclinaison de la thématique de la crise de la littérature sera accompagnée d’un examen des formes de la crise tant sur un plan formel que politique dans la littérature anglophone : de la crise économique et financière récurrente dans l’histoire de la modernité à la crise contemporaine de la démocratie politique, en passant par la crise écologique et la fiction post-11 septembre, la littérature n’a cessé accueillir et de représenter les crises du monde depuis la Révolution industrielle et ses conséquences autant que l’événement imprévisible qui fait rupture et précipite dans l’inconnu. La représentation du désastre et des conditions de la survie des individus, des sociétés, voire de l’espèce, sera au centre de nos préoccupations.

                  L’imaginaire de la crise sera replacé dans le temps long de la littérature et plus généralement de l’histoire de l’art sur laquelle travaillent certains membres du groupe. Les conditions matérielles de la crise informent les pratiques, objets et dispositifs tant littéraires que plastiques sur lesquels nous travaillons. Les modalités de financement de l’art actuel ont fait émerger de nouvelles procédures dont il faut étudier les incidences formelles. Les œuvres actuelles, souvent éphémères et in situ, qui s’inscrivent dans le tissu social, dans celui de la ville, et dans l’environnement, résonnent alors avec les stigmates que la crise inscrit dans leur contexte : politiques d’austérité et monétisation du transitoire, bouleversement écologique, mais aussi décentrement de l’humain. Charlotte Gould prévoit en 2018 la publication d’un ouvrage collectif sur l’art britannique et le concept formel et écologique d’environnement. Cette dernière entreprise l’amène à constituer un réseau de contributeurs internationaux intéressés par cette question et qui se joindront à nos débats.

 

En 2022, un colloque international consacré à « Ecocritique et crise écologique dans la littérature anglophone » sera organisé par le groupe en associant étroitement les membres du sous-groupe « Science et littérature ». Elle envisagera les réponses littéraires à la crise écologique et le rôle particulier joué par le sous-genre du nature writing et de l’éco-littérature. Cette manifestation scientifique fera l’objet d’une publication.

 

En 2023, trois journées d’études seront organisées, l’une consacrée à « Global Scales: Figuring World Crises » réfléchira sur l'échelle mondiale de la crise, de sa gestion et de sa modélisation (crises géopolitiques, militaires, environnementales, économiques). Une journée d’études intitulée « Crises de vers dans la poésie anglophone » passera au crible les crises formelles dans la littérature anglophone des 19e, 20e et 21e siècles. Une journée d’études consacrée à « Modernisme et crise des sens » portera sur la transformation des dispositifs sensoriels à l’époque moderniste.

Informations complémentaires

Les domaines de recherche étudiés depuis les dix dernières années ont été successivement :

  • "Les figures du corps" (1988-91),
  • "L'espace littéraire" (1992-94),
  • "L'art dans l'art" (1995-97),
  • « L'Inhumain » (1998-1999), 2004),
  • « Les Ars memoriae : mémorisation, remémoration, oubli » (2000-2001),
  • "Les choses" (2002 et 2003),
  • "Énergies, intensités, régimes" (2004-2005).
  • « Le gain et la perte » (2006-2007),
  • « Monuments/Monumenta (2008-2009),
  • « Attente, retard, latence » (2010),
  • « Le Cas/Cases » (2011-2012).
Ils ont donné lieu à des colloques à l'Institut du Monde Anglophone de Paris 3 et font ou feront l'objet de publications aux Presses de la Sorbonne Nouvelle.
 
Le colloque international portant sur "Le gain et la perte" s'est tenu en septembre 2007 à l'Institut du Monde Anglophone, un autre colloque sur "Monuments / Monumenta"en septembre 2009.
 
Un colloque international sur "T.S. Eliot: La mémoire des œuvres" a eu lieu en septembre 2010.  Plusieurs doctorants de l'équipe ont également organisé un colloque international sur le thème de "Cognitive Joyce" en 2011.
 
Deux colloques internationaux se sont tenus en 2012: "Exile's Return: An Editing Modernism in Canada Conference" en juin 2012; "John Cage transatlantique" en septembre 2012.
 
Enfin, indépendamment des réunions régulières du Centre, une "Journée des Doctorants" est organisée chaque année depuis 1997.

mise à jour le 12 septembre 2019


Vos interlocuteurs



 
Isabelle Alfandary
Co-responsable du Pôle
 
et 

(c)Sorbonne Nouvelle/E. Prieto Gabriel

Marc POREE
Co-responsable du pôle