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Master professionnel : Interprétation français/langue des signes française et LSF/français


Nature :
Formation diplômante
Diplôme national
Durée des études :
2 ans

Accessible en :

Formation initiale
Formation continue
Formation en apprentissage

Objectifs

Brochure Master LSF


Former des praticiens de la langue des signes française capables d'assurer une communication précise, fluide et fidèle entre des interlocuteurs sourds et entendants.

Spécificités

Accès à la formation

Le cursus de ce master est organisé de façon à ce que tous les étudiants, habitant ou non Paris, inscrits au titre de la formation initiale, en apprentissage ou en alternance ou encore au titre de la formation continue (VAPP et VAE) puissent assister aux cours qui ont lieu sous deux formes 

en Master 1 une journée  par semaine sur les 25 semaines que compte l'année universitaire et des cours    regroupés sur onze semaines ;

en Master  2, les cours sont regroupés sur onze semaines réparties dans l'année universitaire

Commentaires sur la formation continue
Commentaires sur la formation en apprentissage

L'ESIT vous permet désormais de préparer le Master d'interprétation en langue des signes française dans le cadre d'un contrat d'apprentissage dès la première année du Master.
Cette formule :

  • renforce la professionnalisation de l'enseignement ;
  • améliore vos perspectives professionnelles ;
  • vous permet de bénéficier d'une rémunération et de la protection sociale attachée au statut de salarié pendant toute la durée de vos études.

Pour en savoir plus sur le statut d'apprenti, rendez-vous sur le site du CFA Formasup.


Et après ?

Débouchés professionnels
Les diplômés du Master d'interprétation LSF de l'ESIT trouvent immédiatement un emploi dans les organismes et associations travaillant avec des personnes sourdes.

Conditions d'admission

Au titre de la formation initiale

Peuvent se présenter tous les étudiants titulaires d'une licence ou de titres admis en équivalence et être aptes à s'exprimer avec aisance en français et en LSF. L'examen d'admission n'est pas un concours car le nombre d'admis n'est pas limité.

L'interprétation n'est pas un acte découlant de la seule connaissance des langues mais un exercice de compréhension et d'expression de discours ; cet exercice exige une grande ouverture d'esprit, des facultés d'adaptation et d'assimilation ainsi que la capacité d'acquérir rapidement des connaissances dans des domaines très variés. Les épreuves sont strictement orales. Le jury est composé d'enseignants de l'ESIT,  interprètes en LSF et de professeurs sourds de LSF.

 

Les candidats devront apporter la preuve de leur compréhension de chacune des deux langues en expliquant dans l'autre langue une information dont le contenu, qui leur sera exposé une seule fois, ne sera pas forcément simple. Ils ne prendront pas de notes. Ils seront appelés à s'exprimer d'une part en français et de l'autre en LSF sur des sujets de portée générale. Ils seront invités à traiter de sujets connexes, à préciser le sens des termes qu'ils utilisent, à répondre à des questions sur les termes voisins.

 

Éléments d'appréciation du jury :

Connaissances linguistiques : Les candidats doivent apporter la preuve de leur aptitude à s'exprimer correctement en français et en LSF sans céder à la tentation du calque.

Connaissances générales et spécifiques : Les candidats doivent se montrer informés des aspects de la vie sociale, de l'éducation ainsi que des aspects de la vie de la communauté sourde et de la surdité.

Capacité de compréhension : Les candidats doivent être à même de saisir rapidement et avec précision le sens et la portée d'une information orale ou signée.

Expression : Les candidats doivent être à même de s'exprimer avec rigueur et précision. Ils doivent parler et signer avec aisance, qu'il s'agisse d'exprimer une idée qui leur est propre ou de transmettre une information venant d'autrui, et posséder une certaine facilité d'élocution sans tomber pour autant dans le verbiage.

Autres éléments d'appréciation : Au cours des épreuves, les examinateurs tiendront compte aussi de la capacité à dominer le trac, de la qualité de la voix et du geste, de la mémoire, de la faculté de concentration des candidats, de leur maturité. La « présence », la faculté de « passer la rampe » constituent des éléments importants pour de futurs interprètes.


Au titre de la formation continue :

Il s'agit de permettre à des salariés faisant fonction d'interprète et justifiant d'une expérience professionnelle, d'accéder à une formation qualifiante et diplômante.

Conditions d'accès au Master

.Niveau Bac + 5 ans d'expérience professionnelle ou Bac+3 et 3 ans d'expérience professionnelle.

Dossier de candidature motivée, accompagnée d'un C.V. détaillé, soumis à une commission.

 

Selon la durée et la nature de son expérience professionnelle, chaque candidat pourra être dispensé de certains enseignements au titre de la VAE.


référentiel de compétence

A. Pouvoir dialoguer sur des sujets pris hors situation (référence in absentia et connu partagé). 


B. Evocation d'événements passés, futurs ou imaginaires mettant en oeuvre des protagonistes absents ou imaginaires. 


C. Présentation, identification des éléments situationnels, des protagonistes et des interactions virtuels, commentaires (échanges en LSF avec un collègue sourd). 


D. Par ailleurs s'exprimer en continu de façon claire et détaillée sur des sujets relatifs à ses centres d'intérêt.


Inscription

Procédure Close


Organisation générale des études

 

Les cours d'interprétation assurés par des professionnels  diplômés s'articulent autour de  la progression exposée par Danica Séleskovitch et Marianne Lederer  dans leurs  ouvrages et mise en œuvre à l'ESIT à savoir dans un premier temps   interprétation consécutive, puis interprétation consécutive avec prise de notes et enfin  interprétation simultanée. Interpréter simultanément implique dans le même temps deux activités distinctes :  dire (ou signer) ce que l'on a compris quelques instants  auparavant  tout en assimilant ce que l'on va devoir réexprimer quelques instant plus tard. L'interprétation consécutive qui dissocie ces deux activités d'assimilation  et d'expression du sens est enseignée en premier lieu parce qu'elle permet  aux étudiants d'acquérir  plus facilement  les mécanismes interprétatifs.

 

A l'occasion des cours sont abordées régulièrement les questions d'ordre éthique,   l'adaptation aux divers types d'interprétation, conférence, cours, liaison, justice, santé, aux  publics les plus variés ainsi que la prise en charge de domaines inédits en LSF aux plans rhétorique et lexical et enfin l'adaptation aux  nouvelles technologies notamment l'interprétation à distance dite  visio interprétation.

 

En cours les étudiants s'exerceront à l'interprétation à partir  de discours oraux et signés qu'ils seront  invités à produire ainsi que d'enregistrements vidéo et audio. Par ailleurs ils seront mis  en situation réelle d'exercice de l'interprétation, conférences, cours universitaires etc.,  sous le contrôle de leurs enseignants.

 

Master1

Sont abordées successivement  :

-la consécutive sans notes,

-la consécutive avec prise de notes,

 

Master2

Tout en maintenant la pratique  de l'interprétation consécutive  passage à la simultanée :

Lorsque la méthode est acquise la difficulté des sujets est augmentée (la progression adoptée  est la même qu'en consécutive) ainsi que les exigences quant au résultat, à la clarté et à la correction de la restitution. L'objectif : que la méthode bascule dans le réflexe

Responsable(s)


Philippe SERO-GUILLAUME
Directeur de la section Langue des signes française

Bureau P 222 - 2e étage
Centre universitaire Dauphine - 75775 - Paris Cedex 16
01 44 05 42 14
Courriel

mise à jour le 26 janvier 2012


Renseignements

École Supérieure d’Interprètes et de Traducteurs (ESIT)
Centre Universitaire Dauphine (2ème étage)
Place du Maréchal de Lattre de Tassigny
75016 Paris

Tél. : 01 44 05 42 05
Mél.

Stage

Stage obligatoire

Voir rubrique Programme.

Préparation aux épreuves

Dans les mois qui précèdent l'examen, les étudiants liront en français, de façon assidue, complète et réfléchie, des articles de fond sur la surdité et d'autres domaines, notamment les grandes questions d'actualité.
Par ailleurs, les enregistrements vidéo en LSF de conférences et de reportages, la participation aux conférences et aux réunions qui se tiennent ou sont interprétées en LSF, même s'ils ne constituent pas un « volume culturel » comparable à celui du français fourniront matière à exercice.

Brochure LSF 2011 - 2012

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