Contenu
On trouve donc dans ce cours un double contenu, qui s'emboîte à la façon des poupées russes :
- d'une part, l'apprentissage d'une langue nouvelle et la découverte d'une culture, comme dans tout cours de langue vivante ;
- d'autre part, un travail d'observation de cet apprentissage et de réflexion sur son déroulement.
Observation de l'apprentissage et réflexionL'étudiant pratiquera une « auto-observation » de la façon dont il apprend et consignera ses remarques dans un journal d'apprentissage :
- Réactions face à la découverte d'une langue et d'une culture nouvelles.
- Attitude devant les difficultés rencontrées dans son parcours d'apprenant et moyens mis en œuvre pour y remédier.
- Description et analyse de ses stratégies d'apprentissage personnelles (à l'aide des outils présentés dans ce cours - et dans les autres cours), etc.
Au premier semestre, l'étudiant mettra l'accent sur son expérience de la découverte d'une langue et d'une culture nouvelles, tout en notant ses premières auto-observations sur ce début d'apprentissage.
Au second semestre, l'accent sera mis sur l'auto-observation et la réflexion, développées dans le journal d'apprentissage, tout en poursuivant les apprentissages.
Présentation de la langue proposée : le lingalaL'une des plus importantes parmi les quelque 360 langues de la famille des langues bantoues utilisées en Afrique centrale et méridionale, le lingala est aujourd'hui parlé par des dizaines de millions de locuteurs dans la vaste région constituée par le bassin du fleuve Congo. C'est une langue véhiculaire issue d'un brassage entre plusieurs langues bantoues : elle était employée à l'origine par les commerçants et les riverains du fleuve. En suivant cette voie de communication essentielle pour l'économie de la région, la langue s'est répandue, des deux rives du fleuve jusqu'aux grandes villes, Kisangani puis Kinshasa. Les premiers Européens arrivés dans cette région à la suite de l'exploration de Stanley, de 1874 à 1878, ont probablement contribué à cette expansion : la modernisation des moyens de communication fluviaux a favorisé le commerce et les déplacements des « gens du fleuve » et, par conséquent, les contacts entre les différentes langues bantoues de la région.
Devenu langue de l'armée et de l'administration, et langue maternelle pour certains depuis son expansion sur un grand territoire, le lingala est largement employé dans les médias et les discours officiels. La chanson congolaise moderne, extrêmement créative et populaire, contribue aussi à faire du lingala une langue vivante en évolution constante. C'est l'une des quatre langues nationales du Congo-Kinshasa (65 millions d'habitants), également parlée au Congo-Brazzaville et en Centrafrique. Cette langue peut aussi être entendue en Europe, en particulier en France et en Belgique où résident de nombreux Congolais.
Le lingala est une langue à tons, particularité intéressante dans une perspective d'analyse de l'apprentissage et son orthographe est aisée puisqu'il s'écrit phonétiquement.
À l'enseignement de la langue sera associé un aperçu de la culture et de la civilisation qui lui correspondent. Les nombreuses manifestations culturelles africaines qui se déroulent tout au long de l'année, à Paris et ailleurs, vous ouvriront un peu plus largement, si vous le désirez, l'accès à ce pays et à l'ensemble de ce continent passionnant à découvrir.
Bibliographie
Littérature Une ou plusieurs œuvres de la littérature africaine francophone (pas de traductions ni d'auteurs non africains) : cf. les librairies spécialisées ci-dessous.
CHEVRIER Jacques, "Anthologie africaine d'expression française", Hatier coll. Monde noir poche, volume 1 "Le roman et la nouvelle", Paris 1981, volume 2 "La poésie", Paris 1988.
KESTELOOT Lylian, "Anthologie négro-africaine : panorama critique des poètes, romanciers et dramaturges noirs", Marabout, Belgique 1968, Édicef, France 1992.
Civilisation et actualitéAMSELLE J.-L. et M'BOKOLO, E. "Au cœur de l'ethnie. Ethnie, tribalisme et État en Afrique", La Découverte, Paris, 1995, 1999.
BIDIMA Jean-Godefroy, "L'Art négro-africain", PUF "Que sais-je ?", n°3226, Paris, 1997.
BIDIMA Jean-Godefroy, "La philosophie négro-africaine", PUF "Que sais-je ?" n° 2985, Paris, 1995.
BLANCHARD P., BANCEL N., LEMAIRE S. (sous la d° de), "La fracture coloniale", La Découverte, 2005.
BRAECKMAN Colette, "Les nouveaux prédateurs. Politique des puissances en Afrique centrale", Fayard, 2003 et
http://blogs.lesoir.be/colette-braeckmanCORNEVIN, R., Le Zaïre, Que sais-je ?, Paris, PUF, 1972, 1977.
STAMM Anne, "Histoire de l'Afrique pré-coloniale", PUF "Que sais-je ?", Paris, 1997.
STAMM Anne, "Les civilisations africaines", PUF "Que sais-je ?", Paris, 1993.
Réflexion sur l'apprentissage (langue et culture)CORNAIRE C., "La compréhension orale", CLE, Paris1988.
CYR P., "Les stratégies d'apprentissage", CLE international Paris 1998, Québec 1996.
ABDALLAH-PRETCEILLE M., PORCHER L., "Éducation et communication interculturelle", PUF, Paris 1996.
HALL Edward T., "Le langage silencieux", 1959 et Seuil 1984.
HALL Edward T., "La dimension cachée", 1966 et Seuil 1971.
PORCHER Louis (coord. par), revue "Le Français dans le monde", n° spécial janvier 1996 "Cultures, culture ...", Hachette EDICEF.
Médiashttp://www.africultures.com
http://www.congoblog.net
Radio AFRICA N° 1 - Fréquence : 107.5 à Paris,
http://www.africa1.comRFI (Radio France Internationale) 89.0 à Paris et
http://www.rfi.frFRANCE INTER, 87.8 à Paris, le dimanche à 17 h. : "L'Afrique enchantée" de Soro Solo et Vladimir Cagnolari.
Podcast :
http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/afriqueenchanteeLibrairies spécialisées en langues et cultures africaines :L'Harmattan, 16 rue des Écoles, 75005 Paris.
Présence Africaine, 25 bis rue des Écoles, 75005 Paris.